COMMUNIQUÉ DE LA PRÉSIDENTE
Le 14 décembre 2009
À l'intention des membres de l'AAPC,
Objet : MESURES LÉGISLATIVES SUR LA MOBILITÉ DE LA MAIN D'ŒUVRE ET LA RÉCIPROCITÉ
Dans le Bulletin d'octobre je mentionnais qu'au cours de la prochaine année chaque membre de l'AAPC recevra périodiquement, en plus du « Bulletin », le « Communiqué de la présidente », un courriel direct dont l'objectif est de souligner les enjeux actuels et importants qui affectent immédiatement les membres, l'AAPC et l'ensemble de la profession d'architecture de paysage au Canada Voici donc mon premier «Communiqué » aux membres sur la réciprocité, la mobilité de la main d'œuvre et les compétences des travailleurs formées à l'étranger.
Contexte :
L'AAPC a travaillé activement sur plusieurs fronts afin de réagir aux mesures législatives sur la mobilité de la main-d'œuvre. Désireux d'abattre les barrières commerciales, le gouvernement fédéral a introduit un « Accord sur le commerce interne » qui signifie que chaque personne accréditée peut être reconnue par un autre organisme de réglementation sans se faire imposer d'exigences significatives supplémentaires de formation, d'expérience, d'examens ou d'évaluation pour être reconnue dans sa profession. De plus, les normes des professions seront révisées afin de faire concorder les différences professionnelles et, dans la mesure du possible, faire adopter des normes interprovinciales.
Le gouvernement fédéral annonçait récemment la création du « Programme de reconnaissance des titres de compétences étrangères » un autre programme qui vise à contrer les obstacles d'embauche et à améliorer la mobilité. Le gouvernement espère mettre en place dès l'automne 2010 un système qui reconnaîtra les titres de compétences internationales des professionnels formés à l'étranger dans huit disciplines incluant l'architecture et l'ingénierie, au début de 2011. Sur une période de trois ans, d'autres disciplines s'ajouteront.
Le rôle de l'AAPC en matière de conformité à la mobilité de la main-d'œuvre :
Alors que l'AAPC ne « réglemente » pas les architectes paysagistes, elle joue un rôle d'importance en ralliant les associations constituantes dans le but d'instaurer un consensus et de développer ensemble des solutions aux enjeux importants qui touchent les architectes paysagistes à l'échelle nationale.
Par conséquent, l'AAPC et le Conseil d'administration ont travaillé sur plusieurs fronts pour aborder les exigences prévues par la loi :
1. L'AAPC a développé un « projet » d'entente de réciprocité entre les associations constituantes pour chercher à faire en sorte d'être en conformité avec les nouvelles mesures législatives de mobilité de la main-d'œuvre. La Colombie-Britannique et l'Ontario qui ont toutes deux des « Title Acts » et exigent des examens d'accréditation LARE, ont établi, et l'avait fait déjà, une réciprocité immédiate et une conformité juridique avec ces nouvelles mesures législatives. Consciente que les autres associations constituantes ont des conditions d'admission différentes et ne sont pas présentement réglementées par des « Title Acts » ou « Practice Acts », l'AAPC voit l'entente de réciprocité comme un moyen d'amener les associations constituantes à « être en conformité » avec les mesures législatives de mobilité de la main-d'œuvre.
2. Au cours des prochaines semaines, le « projet » d'entente de réciprocité sera diffusé auprès de toutes les associations constituantes dans le but de susciter des suggestions et de la rétroaction. L'intention est que les associations constituantes discutent de la proposition d'entente avec leur Conseil respectif et l'ensemble de leurs membres et suggèrent à l'AAPC les modifications ou révisions qu'elles désirent apporter. Une fois tous les commentaires reçus et le document dûment révisé, l'AAPC distribuera une version finale aux fins de signature par les constituantes.
3. Des professions telles que celle de comptable agréé et autres, qui ont des normes de concours national uniques dans tout le Canada, ont connues une mobilité sans pareil de leurs membres depuis de nombreuses années et n'ont absolument pas été affectées par ces nouvelles mesures législatives. Dans le même ordre d'idées, si toutes les associations constituantes de l'AAPC pouvaient être régies par des exigences d'admission et d'examen standardisées à l'échelle nationale, les architectes paysagistes jouiraient d'une mobilité de main-d'œuvre d'un bout à l'autre du Canada et tous les organismes de réglementation provinciaux et territoriaux seraient en conformité avec le droit canadien. Consciente de la présence d'obstacles considérables à la réalisation de ce projet en ce moment, l'AAPC a, quoiqu'il en soit, entrepris des discussions avec le CLARB (Council of Landscape Architecture Registration Boards) pour mieux comprendre les enjeux et problèmes (tels que la langue et les coûts) qui empêchent actuellement le développement d'une norme de concours nationale
4. En ce qui concerne les travailleurs formés à l'étranger et la reconnaissance de leurs qualifications, l'AAPC travaillera conjointement avec le gouvernement fédéral et les associations constituantes pour s'assurer que tous les changements apportés sont justes, cohérents et équitables. En tant que porte-parole de l'architecture de paysage au Canada, l'AAPC s'est engagée à aider, quand elle le peut, à l'articulation d'une vision nationale, de lignes directives et/ou des résultats escomptés en ligne avec l'amélioration de l'évaluation et de la reconnaissance des qualifications des architectes paysagistes formés à l'étranger.
L'AAPC et le Conseil d'administration sont résolus à travailler en votre nom au service de la profession d'architecture de paysage et à son avancement. J'attends avec impatience votre rétroaction et me réjouis à l'avance du dialogue et du choc des idées qui en résulteront.
En toute sincérité,
ASSOCIATION NES ARCHITECTES PAYSAGISTES DU CANADA
Linda A. Irvine, AAPO, CSLA, ASLA
Présidente, AAPC